Ghassan el-Azzi; L’invasion israélienne du Liban: origines, finalités et effets pervers ; Ed. L’Harmattan ; Coll. Comprendre le Moyen-Orient ; 1990

Bibliographie

-Avec la crispation des rapports israélo-phalangistes, Saad Haddad s’affichait comme l’allié le plus fidèle aux israéliens. Ceux-ci exigeaient non seulement la réhabilitation de leur suppôt au sein de l’armée libanaise, mais qu’on lui confie également un poste de haute responsabilité : le commandement du Sud libanais. Le cas de Haddad était un sujet de dispute qui a failli faire torpiller les négociations israélo-libanaises. Les israéliens ne pouvaient lâcher Haddad « sinon », a remarqué Eytan, « personne au Liban ni au Moyen-Orient ne voudra plus s’allier à nous à l’avenir ». Le « Haddad-land » constituait pour Tel-Aviv un bon moyen de déstabiliser le Liban et un très bon atout sur la table des négociations. [p. 156].

-La réorganisation de l’armée libanaise était largement confiée aux américains. Dans le cadre du Lebanese Army Modernization Program, 140 conseillers militaires américains encadraient les instructions libanaises dans leur formation et assistaient le commandement supérieur libanais dans ses prises de décision. Ceci sans compter la participation militaire directe au Liban (F.M.S.B.) et l’envoi de cargos chargés d’armes américaines destinées à l’armée libanaise. Aussi, pour Beyrouth, l’option américaine était-elle essentiellement stratégique. [p. 166].

-Ni l’armée libanaise dans les années 1960 et 1970, ni les milices frontalières de Haddad à partir de 1976, ou la F.I.N.U.L à partir de 1978, ou même l’armée israélienne depuis 1982, n’ont pu apporter une véritable garantie pour la sécurité du Nord d’Israël (les Katiouchas continuaient à tomber sur la Galilée en 1982 et 1983 malgré l’occupation israélienne du tiers du Liban). Il est difficile de croire que l’Accord du 17 Mai puisse apporter des garanties de sécurité suffisantes pour la Galilée. [p. 169].

-L’accord du 17 mai reste ambigu sur le sort de Saad Haddad qui serait réintégré en tant qu’officier au sein de l’armée libanaise, mais non en tant que chef de cette armée ou, du moins, de la région du Sud comme l’exigeaient les israéliens. [p. 169].

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