CEMAM – Chronologie socio-culturelle – 1978

-6 janvier 1978 : L’Imam Sadr appelle au retour de la souveraineté libanaise au Sud et à l’envoi de l’armée dans la zone frontalière ; pour une entente nationale.

-18 janvier 1978 : Réunion à l’Alumni Club de l’AUB de nombreuses personnalités chiites autour de Adel Osseirane : contre l’implantation des palestiniens au Sud, pour une action diplomatique et militaire afin de sauver le Sud.

-21 et 22 janvier 1978 : Séminaire du Front Libanais à Zghorta : pérennité des valeurs libanaises, rôle de l’armée, pluralisme, refus de la présence palestinienne, problème des personnes déplacées.

-7 au 11 février 1978 : Accrochages entre soldats syriens et libanais à Fayadiyé ; extension des combats à Beyrouth-Est. On parle officiellement de plus de 100 morts en majorité syriens. Les autorités syriennes s’en prennent vivement à la « nouvelle armée libanaise ».

-11 et 12 février 1978 : Arrivée à Beyrouth du ministre syrien des Affaires Etrangères : accord sur la formation d’un Tribunal d’exception syro-libanais. La Chambre des députés votera le 14 février le texte de loi instituant ce tribunal.

-13 février 1978 : Communiqué de l’UFPT (Kamal Chatila, prosyrien) : nécessité de réaliser l’entente nationale, souveraineté du Liban, reconstitution des institutions (armée, FSI) en fonction du principe de l’équilibre national, abolition du confessionnalisme dans l’Administration, mise en œuvre du document du 14 février 1976 et du discours inaugural de Sarkis.

-14 février 1978 : Communiqué du Mouvement National : c’est par l’armée que le Front Libanais veut dominer le pays, agression préméditée du Front contre les Forces Arabes.

-2 mars 1978 : Le Bloc Parlementaire Maronite, fondé le 21 février, précise son programme : renforcement du pouvoir central, indépendance et souveraineté du Liban uni, entente nationale, reconstruction de l’armée sur des bases saines.

-14 au 21 mars 1978 : Invasion israélienne du Liban-Sud. Le 19 mars, le Conseil de Sécurité adopte la résolution 425 qui prévoit le retrait d’Israël et l’installation de forces internationales (FINUL) au Sud en vue du rétablissement de la souveraineté libanaise. La décision de l’ONU est accueillie avec réserve par le Front Libanais qui regrette qu’on ne parle pas du problème de la présence palestinienne tandis que le Mouvement National lance un appel à la lutte totale. Le 20 mars, le Parlement demande l’application immédiate de la résolution 425.

-22 mars 1978 : Les députés chiites se regroupent au sein d’un Rassemblement Parlementaire National que préside Kamel el-Assaad, président de la Chambre. Ils publient un communiqué le 27 mars : dénonciation de l’invasion israélienne, application de la résolution 425 avec déploiement de la FINUL partout où la Force Arabe ne se trouve pas, problème des déplacés, problème de la présence palestinienne à inscrire dans le cadre d’une stratégie arabe commune.

-4 avril 1978 : Prise de position du Mouvement National : mise en garde contre le projet israélien de demeurer au Sud et de provoquer une nouvelle guerre civile. Le Rassemblement Islamique et le Front de Sauvegarde du Sud de leur côté insistent sur le retrait israélien, la prise en charge du Sud par l’autorité légale et la réédification de l’armée sur des bases saines.

-12 avril 1978 : Communiqué du Front Patriotique (à la suite d’une réunion avec le Mouvement National) : les Forces de Dissuasion sont les forces de la légalité ; le combat principal doit porter contre l’occupation du Sud ; pour une action plus réelle contre le racisme sioniste ; rôle de l’Etat dans cette lutte.

-31 mai et 1er juillet 1978 : Rencontre à Lattaquié du président Sarkis et du président Assad : envoi de l’armée libanais au Liban-Sud.

-4 juin 1978 : Le Mouvement National s’oppose à l’envoi de l’armée au Sud et demande la refonte totale de l’armée. Camille Chamoun estime que l’armée ne peut être envoyée au Sud que si la route de Damour est libérée.

-6 juin 1978 : Communiqué du Front Libanais : refus de voir l’autorité prendre des décisions sous la menace et sans l’assentiment de tous les libanais libres ; contre toute présence armée palestinienne ; reconstitution de l’armée avec exclusion des éléments qui se sont mutinés en 1976 ; réactivation de l’Administration et de la justice ; critique de la censure ; proposition d’une charte de coopération entre libanais, charte qui serait fondée sur le rejet des accords libano-palestiniens, l’acceptation du document parlementaire du 27 avril et la prise en considération des décisions de Saydet el-Bir de janvier 1977 (pluralisme, décentralisation) ; réaffirmation de l’autorité légale (sécurité, personnes déplacées).

-22 juin 1978 : Message à la Nation du président Sarkis : historique des événements ; appel à ne pas critiquer le pouvoir ; solidarité, vigilance, foi en l’unité du Liban.

Communiqué du comité exécutif du Bloc National : application des résolutions de l’ONU, envoi de l’armée au Sud ; condamnation des actes de violence au Liban-Nord.

-26 juin 1978 : Walid Joumblatt : non à l’intervention de l’armée dans les problèmes de sécurité ; la mission de l’armée est de se battre contre Israël et il faut d’abord la repenser totalement.

-29 juin 1978 : Conseil des ministres : 47 démissions d’officiers acceptées ; les éléments de l’armée les plus contestés ne sont pas révoqués.

-3 juillet 1978 : Le PSP affirme son refus de toute partition et appelle à la dissolution de l’armée actuelle.

-11 juillet 1978 : Les Forces de Sécurité Intérieure prennent position devant les syriens aux entrées Est de Beyrouth ; ils entreront le 13 juillet à Achrafieh et seront le 27 juillet au centre-ville.

-12 juillet 1978 : Communiqué du Mouvement National : rétablissement de l’autorité de l’Etat sur les positions tenues par le « pouvoir partitionniste » ; dissolution des milices et réédification de l’armée en-dehors de toute hégémonie confessionnelle ; plan de sécurité que mettrait en application la FAD ; avènement d’un pouvoir auquel participeraient toutes les factions.

-14 juillet 1978 : Kamel el-Assaad au nom du Rassemblement National Parlementaire (chiite) : pas de démission de Sarkis, ramassage des armes, envoi de l’armée au Liban-Sud.

Le Front Patriotique (prosyrien) rappelle son programme : dissolution des milices, carte blanche à la FAD dans tout le pays, armée non confessionnelle, jugement des militaires qui collaborent avec Israël, document constitutionnel de février 1976.

-15 juillet 1978 : Message du président Sarkis à la Nation : retrait de la démission ; pas de ramassage des armes tant que les palestiniens seront là, mais suppression des manifestations armées ; réorganisation de l’armée ; légalité de la présence syrienne.

-21 juillet 1978 : Conférence de presse du Mouvement National : Sarkis cherche à couvrir le Front Libanais qui est responsable, avec Israël, de la non application de tous les accords antérieurs ; contre l’armée confessionnelle ; imposition de la sécurité par la FAD ; passivité de Sarkis qui devrait constituer un Cabinet d’union nationale.

-23 juillet 1978 : Le Premier ministre annonce que des unités de l’armée seront envoyées au Liban-Sud, pas de nouveau plan de sécurité pour Beyrouth ; nouveau projet de loi de l’arméee.

-31 juillet 1978 : Un détachement de l’armée libanaise en route pour le Sud est bloqué à Kawkaba par les tirs des Forces Libanaises de Saad Haddad.

Communiqué du PSP : pour l’élimination du Front Libanais, contre l’armée qui demeure au service des isolationnistes et qui soutient les milices au Sud, pour une collaboration étroite avec les palestiniens.

-1er août 1978 : Fête de l’armée. Sarkis : le rôle de l’armée est de rétablir la souveraineté nationale sur chaque pouce du territoire.

-3 août 1978 : Visite du ministre syrien des Affaires Etrangères à Beyrouth : sur les moyens à mettre en œuvre pour consolider la légalité ; sur la nécessité pour l’armée libanaise de poursuivre son avance vers le Sud.

-16 août 1978 : Le Mouvement National : pour un plan de sécurité global avec la FAD : en voulant retirer la FAD de certaines positions, l’Etat favorise les « sionistes isolationnistes ».

-28 août 1978 : Le ministre libanais des Affaires Etrangères à Lattaquié : mesures de sécurité à Beyrouth, Liban-Sud, renouvellement du mandat de la FAD.

-2 septembre 1978 : Bureau politique des Kataëb : appel à la paix au nom du peuple libanais ; appel à l’Etat pour qu’il interdise les abus qui se font au nom de la légalité ; pour l’entente nationale et la reconstruction des institutions démocratiques (armée, FSI) ; pour le retour des personnes déplacées.

-5 septembre 1978 : Le gouvernement libanais remet un mémorandum sur le Liban-Sud à l’ONU : les majors Saad Haddad et Sami Chidiac sont démis de leurs responsabilités.

-9 septembre 1978 : Le Mouvement National et le Front Patriotique (prosyrien) : dénonciation du complot sioniste isolationniste ; refus de la partition ; pour la lutte contre Israël au Sud ; remise en cause du processus de reconstitution de l’armée ; appui à la Syrie et à la Révolution palestinienne.

-11 septembre 1978 : Communiqué du Rassemblement National Parlementaire de Kamel el-Assaad : transformer la FINUL en force de frappe ; déploiement de l’armée au Sud ; reconduction de la FAD.

-22 septembre 1978 : Message du président Sarkis à la Nation : appel à l’unité et au respect de la légalité ; le Liban de demain (unité, relations avec frères arabes, ouverture au monde) ; règlement de la crise par le maintien de la FAD, l’accroissement du rôle de l’armée. Réactions mitigées du côté du Front Libanais et critiques du côté du Mouvement National.

-2 octobre 1978 : Intenses bombardements à l’aube sur Achrafieh (135 minutes), pour libérer une unité de commandos syriens bloqués à Achrafieh.

Message du président Sarkis : critique du provocateur et critique du comportement de la FAD qui ne devrait pas s’en prendre aux zones résidentielles. Double décision : 1)un nouveau plan de sécurité dans les 10 jours ; 2)un nouveau gouvernement. Chamoun demande que Sarkis démissionne. Le Mouvement National : Sarkis n’a pas consulté le gouvernement ; pas question de réduire le rôle de la FAD et pas d’intervention de l’armée « du parti pris ».

-9 octobre 1978 : Sarkis à Djedda. Grève générale à Beyrouth-Ouest contre le plan de sécurité de Sarkis.

-12 octobre 1978 : L’armée à Hadeth et sur la route de Baabda.

-15 octobre 1978 : Ouverture en soirée à Beiteddine du congrès des ministres des Affaires Etrangères des pays arabes concernés par la FAD. Lettre ouverte de Pierre Gemayel aux ministres arabes : le Liban d’aujourd’hui : un séisme qui n’est pas dû à la nature, mais aux frères arabes. Communiqué du Comité Commun d’Action Nationale (Mouvement National et Mouvement Patriotique) : critique du plan de sécurité de Sarkis « qui vise à consacrer la partition ».

-17 octobre 1978 : Fin du congrès de Beiteddine : prise de connaissance de certaines dispositions à prendre par le commandant de la FAD dans le cadre du plan de sécurité ; importance et urgence d’une solution globale de la crise basée sur les éléments suivants : 1)unité, indépendance, souveraineté…sécurité dans le cadre d’un régime démocratique…autorité centrale forte ; 2)fin des apparences armées, ramassage des armes ; 3)application des résolutions de Riyad et du Caire ; 4)arrêt des campagnes d’information, loi sur la presse, interdiction des médias illégaux ; 5)calendrier-programme pour l’édification de l’armée sur des bases nationales et équilibrées en vue de la relève de la FAD ; 6)action en vue de l’entente nationale et adoption de réformes ; 7)application de la loi à tous ceux qui collaborent avec Israël ; 8)commission Arabie Saoudite/Syrie/Koweït chargée de poursuivre les contacts.

-21 octobre 1978 : Les commandants Haddad et Chidiac déférés devant le Tribunal Militaire ; le 23 octobre, Khatib, Boutari et d’autres (pro-Front Libanais et pro-palestiniens) déférés devant le Tribunal Militaire.

-25 octobre 1978 : Conseil des ministres : programme d’application des résolutions de Beiteddine : élimination des apparences armées, application des résolutions de Riyad et du Caire ; contrôle de l’information ; édification de l’armée ; entente nationale ; poursuite de ceux qui coopèrent avec Israël ; Tribunal Spécial.

-14 novembre 1978 : Conférence de presse de Kamal Chatila (Front Patriotique) : élaboration d’une politique de défense claire, abolition du confessionnalisme au sein de l’armée ; création de trois conseils (militaire, défense, sécurité) ; prérogatives du commandant (entraînement, tâches opérationnelles, mais ni problèmes administratifs, ni questions d’armement).

-16 novembre 1978 : Réunion sans résultat des commissions parlementaires à propos du projet-loi sur l’armée. Kamel el-Assaad : si le gouvernement reste divisé, le Parlement devra trancher ; si le gouvernement ne se décide pas sur le plan d’application des résolutions de Beiteddine, le Parlement invitera l’Exécutif à agir suivant ce qu’il aura décidé.

-8 décembre 1978 : Accrochages entre l’armée et les milices à Sarba –Jounié : l’ambassadeur Ali Chair (Arabie Saoudite) est blessé et deux soldats tués. Réaction du Premier ministre Hoss et réponse de Chamoun. Communiqué des Forces Libanaises condamnant toutes les agressions contre les personnes ; éloge des ambassadeurs du Koweït et d’Arabie Saoudite. Le 14 décembre, Dany Chamoun et Joseph Abou Charaf assiégés de 19h à 2h du matin par les milices de Beyrouth-Ouest à l’Hôpital Américain où ils rendaient visite à Chair.

-20 décembre 1978 : Conseil des ministres : nomination de Victor Khoury ministre de la Défense ; Agriculture à Bizri ; Industrie à Rizk.

Raid israélien contre le littoral libanais (région de Tyr) suite à une série d’attentats ; les palestiniens ripostent sur Kiriyat Shmona le 21 février 1979 ; bombardement par l’artillerie israélienne de Nabatiyeh à Kawkaba ; protestation du gouvernement libanais à l’ONU.

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