Aviso colonial « La Grandière »



Aviso colonial La Grandière.

Aviso colonial « La Grandière » : 1937/39 – 1959
Cet aviso colonial de 1ère Classe de type « Bougainville » fut mis sur cale en 1938
 aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc (sur tranche 1937) sous le nom de « Ville d’Ys » (le nom de La Grandière fut pris le 6 avril 1940 pour éviter les confusions avec l’aviso Ville d’Ys construit en 1917 en Grande Bretagne, affecté aux pêches, et encore en service). Il fut lancé le 22 juin 1939.

Ce troisième La Grandière avait comme caractéristiques :

  • Dimensions : 103,7 x 12,7 m ; Tirant d’eau : 4,5 m ; Déplacement : 1 969 tW (2 600 pc)
  • Machines : deux moteurs diesel Burmeister & Wain (Penhoët), 2 x 1 600 CV en deux arbres d’hélice ; Vitesse : 15,5 nœuds (Max. 17,5) ; Distance franchissable : 26 000 nautiques / 8,5 nds (15 200 /14,0) ; Autonomie poussée en vivres, eau douce et combustible.
  • Armement :
    • d’origine: III x 1/138 mm, IV x 1/37 mm, 6 mitrailleuses, 1 hydravion d’observation à flotteurs Gourdou-Leseurre (198 km/h, distance franchissable 500 km)
    • à partir de 1944: III x 1/138 mm, IV x 1/40 mm AA bofors, XI x 1/20 mm AA oerlikons, 4mortiers, 6 grenadeurs (66 grenades x 180 kg d’explosif), un radar SA, un radar SF, un sonar QJA modèle 1942/43 et ASAP (comme les Destroyers d’Escorte)
  • Equipements spéciaux : correspondants à des missions de station lointaine en mers chaudes.
  • Coque doublée d’un matelas de terre isolante plus lame d’air ; Pont doublé bois ; Tentes et rideaux de carène.
  • Le bâtiment possède en outre une « Tranche Gouverneur », véritable suite destinée à recevoir à l’occasion de missions de représentation, dignitaires de la République ou hôtes illustres…
  • Equipage : 135 effectif paix, 143 effectif guerre (176/194 guerre avec compagnie de débarquement).
  • Numéros de coque : A61, puis A01, code OTAN: F 731

Contexte historique, juin 1940 :

La France est en guerre et en passe d’être battue par l’offensive allemande. Le 20 mai 1940, l’Amirauté britannique a commencé l’opération « Dynamo » de rembarquement des British Expeditionnary Forces. Entre le 25 mai et le 3 juin, 860 navires embarqueront plus de 340.000 soldats alliés sous la protection de l’Armée française qui y laissera 150.000 prisonniers et des milliers de tués. La Marine française évacuera 48.000 soldats par ses propres moyens perdant 6.000 évacués tués, 60 navires dont 2 contre-torpilleurs et cinq torpilleurs. Cent trente huit divisions allemandes déferlent sur Paris qui sera occupé le 14. Le gouvernement s’est replié à Bordeaux. Le 16 réfugié à Londres, Charles De Gaulle appelle à poursuivre la lutte contre l’Allemagne. En France, la situation militaire est désespèrée et la population fuit; partout c’est le spectacle lamentable d’un peuple abandonné. Investi par une écrasante majorité de députés, un cabinet est constitué conduit par Philippe Pétain. Le 22 un armistice est signé qui sera appliqué le 25. La moitié Nord et les côtes atlantiques seront occupées. Les Forces Françaises devront être désarmées et démobilisées.
Le gros de la Flotte est à Toulon et à Mers El Kébir inopérationnelle en vertu des conventions d’armistice. Les « 35 000 tonnes » Richelieu et Jean-Bart (inachevé et sauvé des Allemands in-extremis) exceptés. L’Amiral François Darlan a donné ordre à la flotte française de se saborder au cas où, malgré les clauses, les Allemands tenteraient de s’emparer de la marine de guerre. Mais les Anglais, « inquiets quant à l’attitude militaire future de Vichy » voulaient prendre le contrôle de tous les navires de guerre français non ralliés au Général De Gaulle. Le 3 juillet 1940 l’escadre britannique bloque la rade de Mers el Kébir et ouvre le feu sur des bâtiments désarmés. 1 300 Marins français seront tués. Le gouvernement du Maréchal Pétain rompt aussitôt toutes relations diplomatiques avec la Grande Bretagne.
Le 23 septembre 1940, des Forces françaises ralliées conduites par le Général de Gaulle et appuyées par les Britanniques se présentent à Dakar en vue d’un débarquement. Devant cette lutte fratricide et du fait que deux cuirassés britanniques seront touchés, la tentative sera abandonnée.

Admis au service actif le 20 juin 1940, L’Aviso « La Grandière » fut immédiatement affecté à la Division Navale du Levant, et basé à Beyrouth. Il quitta cette affectation en avril 1941 pour être intègré aux « Patrouilles de l’Océan » qui effectuaient l’escorte et la protection des convois français au large des côtes de l’Afrique occidentale française. Le 27 juin, au cours d’un ravitaillement, il sauve un hydravion dont un des flotteurs était crevé.

Le 13 août, il est arraisonné par des torpilleurs anglais qui le laissent repartir. Le 22 il participe à la défense antiaérienne de Conakry, mettant un hydravion anglais en fuite. Les tâches d’escorte de convoi continuent sans relâche jusqu’au printemps 1942. Le La Grandière gagne alors La Ciotat pour un grand carènage (du 1er avril au 17 juin 1942)

Le 27 juillet 1942 il appareille de Toulon en compagnie du sous-marin Archimède pour Oran, puis Casablanca où il reprend ses tâches d’escorte dans l’Atlantique à partir du 3 septembre, routine qui est interrompue par l’attaque américaine de Novembre 1942 sur les côtes marocaines. Le 7, les Forces américaines tentent de débarquer à Casablanca. L’équipage du La Grandière restera 72 heures aux postes de combat, engageant quatre fois au 138mm des bâtiments adverseset subissant sept attaques aériennes. Le 8 novembre, le La Grandière dut appareiller entre les gerbes d’obus de 406mm de l’USS Massachussets, ramassant les naufragés (dont le commandant) du torpilleur de 1 500 tonnes Le Fougueux qui avait été coulé. Il réussit à abattre un des avions qui attaquaient le Primauguet et fut lui même sévèrement attaqué sur le soir. Le 9, le La Grandière mettait hors de combat un des appareils qui bombardaient le bâtiment de ligne Jean Bart à quai. Le bilan humain du bord était lourd: quatre tués et 21 blessés, dont 10 grièvement.

Après le ralliement de l’Amiral Darlan, le La Grandière restera 3 mois au port. De grand garde dans l’avant-port, il participe au combat lors de l’attaque de Casablanca par des avions allemands du 29 au 31 décembre 1942. C’est à la fin de janvier 1943 qu’il reprendra ses missions d’escorte à grande cadence, souvent en compagnie de son sister-ship Dumont d’Urville ou de PC américains, engageant souventes fois des sous-marins allemands: les 24/3/1943, 25 et 26/3, 17/7 et 31/8 notamment. Il rentra en carènage à Casablanca en janvier jusqu’en février 1944. Pendant ce temps, le sort des armes changeait de camp inexorablement en faveur du Monde Libre…

Appareillé de Casablanca le 16 février 1944, le La Grandière faisait sa jonction avec le convoi G.US.30 et son escorte USS Badjer, FS La Gracieuse et deux PC américains. La traversée fut très retardée par le mauvais temps. Devant la Chesapeake Bay, l’aviso dut même mettre à la cape pendant plusieurs heures le 7 mars (SW force 9, mer 8). À Norfolk du 9 mars au 30 avril, révision de moteurs et installation d’un complément d’armement, savoir IV x 1/40mm bofors et III x 1/20mm oerlikons. Le La Grandière appareillait de Norfolk le 1er mai en compagnie de l’USS Clemson escortant le cargo Sagittarius et le LST Egeria jusque Panama.

Franchissant le canal le 9 mai 1944, le La Grandière appareillait de Balboa le 11 pour mouiller à Bora Bora le 26. Anecdote: à Papeete le 28 à 17h20, le La Grandière s’est échoué à 150m dans le Nord de la batterie de l’Embuscade et a du mouiller et filer par le bout de l’ancre tribord, mettre à l’eau ses embarcations, déplacer 30 tonnes de munitions vers l’AR… Sa nouvelle mission assignée était de participer aux opérations du Pacifique sous Commandement Naval Allié et mission de protection et de représentation de nos intèrêts dans les possessions françaises du Pacifique, conformèment aux accords passés précédemment avec les Alliés.

Du 12 juin 1944 au 20 avril 1945, le La Grandière va participer à de nombreuses missions en tant que bâtiment d’alerte à partir de Guadalcanal vers l’île d’Espiritu Santo, Purvis Bay, Tulagi, Funatufi (Iles Ellice) et les îles Manus (Archipel des Bismark). Ces missions comporteront des recherches de sous-marins japonais, dont une fois (le 13 janvier 1945) en liaison avec les aviations américaines et néerlandaises à l’Ouest d’Espiritu Santo par 15°26′ S et 166°24′ E. Appareillé de Guadalcanal pour Nouméa le 21 avril 1945, le La Grandière est mouillé sous l’île de Nou le 25. Il en repartira le 13 Mai pour une dernière mission aux Nouvelles Hébrides.

Le 19 juin 1945, le La Grandière reçut l’ordre de rentrer en France pour grand carènage. Il toucha Papeete le 28, d’où il appareilla le 14 juillet après une tournée dans les îles (Raiatea, Bora-bora, Nuku-hiva, Hiva-hoa). Arrivée à Brest le 23 août par Panama et les Antilles françaises

Après grand carènage à Lorient du 27 août 1945 au 3 février 1946, le La Grandière rallie les FNEO en avril. Croisières au Japon et en Chine en mai et Juin. En septembre 1946, le bâtiment reçoit l’ordre de visiter les possessions françaises du Pacifique Sud pour y faciliter la tâche et l’autorité de nos représentants coloniaux, militaires et culturels notamment à Wallis où des troubles s’étaient produits en mars 1946. Arrivée à Tahiti le 27 octobre, puis visites aux îles sous le Vent, îles Australes, les Marquises, gouverneur à bord. Le 2 janvier 1947, croisière aux Tuamotou et aux Gambiers puis le 20 à nouveau à Wallis.

Le 24 janvier 1947, le La Grandière était en route pour Auckland arrivant le 5 février. Réparation de l’hélice tribord à Wellington du 11 au 17 avant de toucher Dunedin le 20. Cette mission de reprèsentation en Nouvelle Zélande donna lieu à des manifestations spontanées d’amitié, ce pays n’ayant pas reçu la visite de navires de guerre français depuis celles du Triomphant et du Chevreuil en 1942. Retour à Nouméa le 1er mars 1947, puis à Saïgon le 1er Avril. Il participe activement à des opérations de Surveillance Maritime (SURMAR) et d’appuis-feu, patrouilles, arraisonnements et destructions de jonques.

C’est au cours d’un séjour à Saïgon du 15 au 21 juin 1947 qu’il recevra officiellement le portrait du Lieutenant Roger de La Grandière, arrière petit-fils du Vice Amiral Pierre-Paul de La Grandière, tué à l’ennemi en Juin 1944.

Au cours de ces SURMAR, le La Grandière effectuera aussi quelques missions humanitaires et médicales (Cu Lao Chaut et les Paracels en août). En novembre 1947, transport de groupes de combat à Poulo Cecire de Terre, puis un commando aux postes de Muine et de Phantiêt. Il terminera l’année par des missions de représentation qui le conduit à Pnom Penh (réception du Roi du Cambodge par M. Bollaert), à Nha Trang (voyage de Georges Duhamel), en baie d’Along (réception de l’ex-empereur Bao Daï). Au cours de l’année 1947 le La Grandière aura arraisonné 582 jonques, coulé 22, saisi 35. Il aura tiré 288 obus de 138mm, 2 131 de 40mm et 3 435 de 20mm. Au début de 1948, le La Grandière reprend des missions de SURMAR dans le Golfe du Tonkin. Le 1er mai il est à Saïgon, portant la marque de l’Amiral Graziani rentrant en France. Le 28 juin, le bâtiment rentre en grand carènage à Lorient à effectif réduit.

En mer pour essais du 22 au 28 mars 1949 le La Grandière rallie Brest pour démagnétisation. Appareillé le 29 mars pour Bizerte où il complète ses munitions, il repart pour l’Extrême Orient le 7 avril. À Saïgon le 19 mai 1949 il reprendra des opérations de SURMAR, participant entre autres à l’opération Junon au large de Tourane du 4 au 8 octobre.

Cette routine sera interrompue le 2 janvier 1950 pour une mission au Japon. Dans le détroit de Formose, le bâtiment essuiera un typhon sans dommage notable. À Yokosuka, port de guerre de Yokohama, le La Grandière embarquera 33 tonnes d’or (qui seront emmagasinées dans l’ancienne soute à essence de l’hydravion…), récupération de celui emmené par l’ennemi lors du pillage de l’Indochine par les troupes japonaises en 1943. La mission se double d’une mission de représentation, aucun navire de guerre français n’étant venu dans les eaux japonaises depuis 1945. Des réceptions seront données par les autorités d’occupation Alliées au Japon, par l’Ambassade de France à Tokyo et par l’Association « Alliance Française ». Le La Grandière transportera cette précieuse cargaison à Johore, port militaire de Singapour avant de reprendre la SURMAR.

Le 6 mars 1950, le La Grandière était quelque part dans le golfe du Tonkin quand il capta un message radio du PBY Catalina 8F-8 « FXCHH » en difficulté. Cet amphibie dut en fait amerrir. Retrouvé par le La Grandière, il fut décidé que l’hydravion serait pris en remorque. La mer devenant houleuse, l’amarre cassa par deux fois. Finalement, le commandant jugea la poursuite du sauvetage impossible et l’appareil fut coulé au canon… En mer au large de Tourane le 26 mars, le La Grandière reçut une nouvelle mission. Il fallait recharger l’or déposé précédemment à Johore pour l’emmener à… Oran. Ce qui fut fait sans escale, arrivant sous Santa Cruz le 24 avril. Appareillé d’Oran le 2 mai 1950, le La Grandièrese retrouvait à Saïgon le 9 juin, après escales à Djibouti et à Colombo et reprend la SURMAR.

Le 2 juillet 1950 le La Grandière est assigné à la SURMAR en Golfe du Siam. Alors qu’il se trouve au large de Poulo Condore, le bâtiment est rappelé à Saïgon pour être rattaché aux Forces Navales de l’ONU opérant en Corée où les Forces Communistes du Nord ont envahi le Sud à l’aube du 25 juin sans avertissement, et sont en train de malmener sévèrement le dispositif allié qui tente de se mettre en place.Le La Grandière remonte la Rivière de Saïgon le 8 juillet quand il est pris à parti par des tirs d’armes automatiques Viêt Minh depuis la rive. Ripostant au 40mm et au 20mm, il aura deux blessés graves sous les armes, qui décèderont à leur arrivée à l’hôpital de Saïgon. À l’Arsenal, le La Grandière est réarmé « guerre » (repose des grenadeurs et des mortiers essentiellement), une hélice doit être changée. Appareillé de Saïgon le 19 juillet, il arrivera à Sasebo (Japon) le 29 et sera immédiatement affecté à des missions harassantes d’escorte et de protection des innombrables convois qui déversent sans arrêt hommes et matériels dans le réduit de Pusan (Pusan Perimeter) où sont acculées les Forces de l’ONU. Le 15 septembre, au sein d’une imposante Force amphibie de 230 navires de guerre, il participera au débarquement d’Inchon, opération risquée mais décisive, décidée par le Général Douglas McArthur commandant en chef les Forces de l’ONU, puis de Wonsan. Le La Grandière sera rappelé en Indochine par l’Amiral FMEO le 25 novembre 1950 suite au désastre de Cao Bang. Pour cette campagne, le La Grandière recevra une Citation à l’Ordre de l’Armée de Mer, et une Citation du Président de la République de Corée (DM843-EMG 2 du 17/6/1952). L’équipage recevra la Médaille des Nations-Unies (Ordre Général N°16 du QG des Nations Unies du 25/7/1952)

On the web, please visit: http://www-perso.infini.fr/marine/bat/batral/lagrandi/mines01.htm and links, also « Inchon invasion-Leon Rochotte’s page »http://web.meganet.net/kman/nfleon.htm and links. Thanks to Karl Kristiansen USS Mansfield and Christian Person Euro Korean News.

De retour en Indochine le 10 décembre 1950, le La Grandière reprend la SURMAR dont la routine sera interrompue par des missions de protection des postes de Dam-Ha (27 et 28/12), de Hacoï (2 au 3 janvier et 5 février 1951), une mission de transport de Commandos Marine de Port Wallut à Haïphong le 17 janvier 1951 et de transport d’un Bataillon de Parachutistes de Haïphong à Quang Yen le 2 avril, avec un petit carènage à Saïgon du 17 février au 28 mars 1951.

Le 8 mai 1951 le La Grandière sera mis en route pour l’Océanie, touchant Bora Bora le 20, Uturoa puis Fare le 29 et arrivant à Papeete le 30 mai. Du 21 au 26 juin, tournée de pavillon et d’exercices autour de Tahiti et de Moorea. Du 30 juin au 21 septembre, le bâtiment effectuera plusieurs croisières avec, pour certaines, le Gouverneur EFO à bord: Tuamotous et Gambiers, les Marquises, îles Sous le Vent, et enfin les îles Australes (15 au 21 septembre). Appareillé de Papeete le 9 octobre 1951, le La Grandière ralliera Brest où il arrivera le 25 novembre après avoir fait escale à Balboa (27 au 30/10), Colon (30/10 au 2/11) et Fort-de-France (6 au 13/11). Artillerie débarquée et mis à effectif réduit à Brest, il rallie le 5 février 1952 les Chantiers Navals privés de Delmas-Vieljeux à La Pallice où il sera en travaux jusqu’en août. Après essais, le La Grandière rallie Brest le 7 août 1952 pour réinstallation de l’armement.

Par DM 253-EMG/ORG 66 – 1952 et 952 EMG/3 du 11/6/1952, l’escorteur de 2ème classe La Grandière est affecté à la IIème Région Maritime, en tant que « conserve » du Navire École d’Application le croiseur Jeanne d’Arc. C’est le début d’une série de croisières d’instruction dont la première durera du 9 septembre 1952 au 2 avril 1953. Les escales en seront : Rhodes – Arzew – Casablanca – Norfolk -La Havane – Les Saintes – Fort-de-France – La Guayra (Venezuela) – Rio de Janeiro – Montevideo – Buenos Ayres – Tristan Da Cunha – Capetown – Pointe Noire – Abidjan – Dakar – Arzew. Retour à Brest le 2 avril 1953 après avoir parcouru 28 500 nautiques en 120 jours de mer.

Deuxième croisière d’instruction du 16 septembre 1953 au 3 mars 1954, 20 011 nautiques et 110 jours de mer. Incidents: -mise à la cape le 20 octobre 1953 pour éviter un cyclone avant l’arrivée à Port of Spain, -rentrée d’eau de mer peak avant, à Trinidad. À Acapulco un plongeur détermine une fêlure de forme verticale de 0,20m à 1,50m sous flottaison semblant provenir d’un choc. Réparée à Fort-de-France le 12 janvier 1954.

Le La Grandière éxécutera sa troisième croisière d’instruction comme conserve du 24 septembre 1954 au 11 mai 1955. Campagne de 31 741 nautiques en 125 jours de mer. Incident : -tempête de SW 7 houle creuse, ne peut tenir la route en raison de roulis dangereux par sud du Cap de Bonne Espèrance, Exercice international « Cœlacanthe » 1 et 2 février avec Britanniques et Sud-Africains. Bons résultats. Au retour, bon état de coque et des moteurs principaux. Groupes électrogènes à changer.

Croisière du 6 octobre 1955 au 28 mai 1956, parcourus: 36 488 nautiques en 151 jours de mer. Au rapport de carènage le commandant signale diminution moyenne d’épaisseur de coque d’environ 2mm, corrosions importantes des pieds de cloisons et tôles de pont.

Croisière du 9 novembre 1956 au 29 juillet 1957. Le La Grandière a parcouru sans incident 30 355 milles nautiques en 121 jours de mer.

Croisière d’instruction du 29 octobre 1957 au 2 juin 1958. Parcourus 34 516 milles en 120 jours de mer. Le La Grandière subit une très forte tempête les 31 mars, 1 et 2 avril 1958 par 460 nautiques dans l’Est de Philadelphie vents avec pointe à 160/180 km/h, houle S/SW 8 à 9 mètres forcissant à 12 m le 2 avril. Le bâtiment se soulage bien à la lame sans trop de fatigue avec des roulis à 40 degrés, mais se laisse surprendre par deux lames du travers provoquant des dégâts importants. Une voie d’eau se déclare dans le compartiment des tunnels, heureusement colmatée en un temps record malgré l’accès très difficile. Au cours du carènage à Brest, le sablage complet de la coque révèle des points faibles considèrés comme inquiètants par le commandant. Certaines corrosions importantes nécessiterainet même le changement de virures complètes. Ce qui ne fut pas retenu. Douze placards extérieurs, dont certains de dimensions importantes furent soudés.

La croisière d’instruction du 20 novembre 1958 au 5 juin 1959 sera la dernière pour notre vaillant Aviso définitivement fatigué. Le La Grandière parcourera encore 28 290 nautiques en 110 jours de mer. Le 10 mars 1959 entre Honolulu et San Franciso une fêlure se déclara dans le bordé tribord AV. Réparée le 13 mars au Navy dock de San Francisco par soudure d’un placard intérieur.

Par DM 178 EMG1 EF du 20 mai 1959, le Département renoncera à la possibilité pour le La Grandière de faire une campagne 1959-1960 et prescrira la mise en réserve spéciale B du bâtiment.

L’Aviso de 1ère Classe La Grandière aura parcouru 489 915 milles nautiques depuis son premier armement !

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