Le général Jean Kahwagi : Le fils de l’institution aux commandes (L’Hebdo Magazine du 5 septembre 2008)

Avec son regard bleu vert perçant, sa détermination à toute épreuve, ses origines, il est né à Aïn Ebel, une bourgade célèbre pour sa lutte contre l’occupant israélien. Le nouveau commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, s’est entièrement dévoué à la vie militaire. Son parcours riche en réalisations et promotions inspire confiance. Sa tâche est colossale: faire face aux incidents de Tripoli, aux tensions intercommunautaires à Beyrouth et dans la Békaa ainsi qu’aux menaces israéliennes.

 

Dès l’âge de 20 ans, il savait qu’il opterait pour la vie militaire. Jeune homme courageux, entreprenant, d’une très grande fidélité à la patrie, Jean Kahwagi est décidé à faire carrière dans l’armée. Est-ce sa naissance, le 23 septembre 1953, à Aïn Ebel dans le caza de Bint-Jbeil, qui détermine son choix? Est-ce le fait qu’il soit né dans une région où l’ennemi israélien profite du moindre prétexte pour pilonner, envahir et humilier les habitants? Toujours est-il qu’en 1973, le jeune homme est entré dans l’armée comme on entre en religion. Il y met toute sa force et son énergie et grimpera rapidement les échelons. Enrôlé à titre d’élève-officier, il est attaché à l’Ecole Militaire et sera promu lieutenant, en 1976. Un an plus tard, il est transféré au bataillon de la police militaire. En 1982, il est nommé commandant de l’escadron de la police militaire au Mont-Liban. En 1983, il rejoint la 4e brigade d’infanterie, commandant de l’escadron 422. En 1984, il devient entraîneur à l’Ecole Militaire. En 1987, il passe à la 10e brigade aéroportée et commande le bataillon 103. En 1992, il est nommé commandant du régiment aéroporté. En 1996, il est promu commandant du 3e régiment d’intervention. En 1999, il occupe la fonction de chef d’état-major de la 11e brigade d’infanterie. En 2001, il devient l’adjoint du commandant de la 7e brigade d’infanterie au grade de général de brigade. Commandant de la 2e brigade d’infanterie en 2002, il le restera jusqu’à fin août 2008, où il connaît la consécration de son itinéraire en étant désigné commandant en chef de l’armée, succédant ainsi au général Michel Sleiman, élu président de la République.

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