Samedi 26 novembre 1988: Aoun: “Toute prise de position doit aller dans le sens de la libération »

Pour la signature du livre du colonel Sami Rihana, commandant de la 7e Brigade de l’armée, sur « L’Histoire contemporaine de l’armée libanaise », un vin d’honneur a été donné hier au Club des officiers à Baabda, à l’initiative de la direction de l’orientation au sein du commandement de l’armée et de Dar el-Falsafa al-Loubnaniya. De nombreux officiers étaient présents ainsi que des personnalités officielles, politiques, religieuses et du monde des arts et des lettres.

Prenant la parole à cette occasion, le général Michel Aoun a déclaré que « toute position adoptée aujourd’hui doit verser dans le sens de la résistance, de la libération de la patrie et du recouvrement de sa souveraineté. Il a considéré à cet égard que toute attitude neutre équivaut à un acte de trahison qu’il convient de sanctionner ».

Le général Aoun a souligné en outre que toute négociation ou tout dialogue « doit se baser sur le rétablissement de la souveraineté et de l’indépendance, et tout ce qui sort de ce cadre est pure concession et est rejeté d’avance ».

Des allocutions de circonstance ont d’autre part été prononcées par le colonel Rihana, Mme May Murr, le poète Bakhos Assaf et M. Matta Saadé, propriétaire de Dar el-Falsafa.