Selon des sources militaires belges, le Liban a acheté à la Belgique 71 blindés d’occasion (L’Orient-Le Jour du jeudi 3 janvier 2008)

Revue de presse de 1945 à nos jours

L’information reste au conditionnel et doit être encore confirmée par le bureau d’orientation de l’armée, qui n’a pas pu hier, interrogé en soirée par L’Orient-Le Jour, donner de plus amples détails: selon des sources militaires belges, le Liban a donc finalisé l’achat de 71 blindés d’occasion – dont 43 chars lourds Leopard – à la Belgique. Cette vente, d’un montant de 3.5 millions d’euros, a été bouclée à l’occasion d’une visite au Liban, dimanche, du chef de la Défense (CHOD) belge, le général August Van Daele, qui a rencontré le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleiman. Ce dernier a indiqué au général Van Daele que pour lui, la vente était finalisée, a indiqué hier un porte-parole militaire à l’agence Belga.

Cette vente concerne au total 43 Leopard (des chars d’assaut pesant une quarantaine de tonnes, armés d’un canon de 105 mm et datant des années 1970), seize blindés chenillés de type AIFV (Armoured Infantry Fighting Vehicles) dotés d’un canon de 25 mm et douze transporteurs de troupe de type M-113, ainsi que des munitions, a précisé le porte-parole. Le montant de ce contrat, qui doit encore être approuvé en Belgique par le ministre de la Défense, Pieter De Crem, s’élève à 3.5 millions d’euros. Les livraisons sont prévues dans le courant de l’année 2008, a ajouté le porte-parole, soulignant que le général Van Daele avait informé le ministre De Crem.

Le général Van Daele effectue actuellement une tournée auprès des militaires belges en opérations à l’étranger, qui l’a mené donc dimanche au Liban, où quelques 370 Casques Bleus belges font partie de la FINUL.

La vente de matériel excédentaire au Liban était envisagée depuis plus d’un an, alors que l’armée libanaise, notoirement sous-équipée, cherche à se moderniser et à se réarmer pour assurer la défense du territoire.

Ersal, carrefour du terrorisme : l’armée en première ligne (par Julien Abi Ramia) – L’Hebdo Magazine numéro 2883 du 8 février 2013

Revue de presse de 1945 à nos jours

Khaled Hmayed, cible de l’opération militaire qui a coûté la vie au commandant Pierre Bechaalany et au sergent Ibrahim Zahraman, était un agent de liaison qui travaillait avec des organisations islamistes armées en action en Syrie, implantées depuis plusieurs semaines au Liban, dans la ville frontalière d’Ersal.

 

Une semaine après les incidents d’Ersal, le pays est encore sous le choc. On a tué et lynché un officier et un soldat de l’armée libanaise, coupables d’avoir intercepté un homme d’une quarantaine d’années convaincu d’activités terroristes. Après trois jours de surenchères politiques et communautaires, d’informations et de témoignages discordants, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, a calmé le jeu et réaffirmé la primauté de l’institution. Lundi, fait extrêmement rare, le chef des services de renseignements de l’armée, le général Edmond Fadel, met les choses au clair. L’opération de vendredi dernier était destinée à mettre Khaled Hmayed, recherché depuis plusieurs mois, hors d’état de nuire. Les agents de l’armée ont réussi à le localiser au Sud de sa ville natale d’Ersal. Il est aux alentours de midi, ce vendredi 1er février. L’unité qui l’a situé est composée de dix militaires, dont deux en civil, répartis sur deux HUMVEE. L’opération commence. Quelques mètres plus tard, les deux véhicules foncent sur Hmayed qui quitte son domicile à bord d’un pick-up Nissan foncé. Mais le suspect est armé. Il tire quatre balles en direction des soldats qui ripostent.

L’armée, une cible privilégiée

 

Ils mettent la main sur Hmayed blessé dans l’échange de tirs. Les soldats doivent quitter la zone au plus vite mais les routes boueuses et enneigées rendent difficile leur progression à travers les collines. Une heure pour parcourir un peu plus d’une dizaine de kilomètres. Sur leur chemin, les deux véhicules sont encerclés par plusieurs dizaines de partisans de Hmayed, venus en mobylette. C’est une embuscade. Les dix soldats tentent de se défendre mais la loi du nombre est implacable. Le capitaine Pierre Bechaalany mourra au cours de ces affrontements. Le sergent Ibrahim Zahraman succombera à ses blessures faites au couteau. Ses compagnons sont désarmés et piégés. Certains à Ersal prétendront que les assaillants ne savaient pas qu’il s’agissait de soldats, les véhicules ne portant pas de plaques de l’armée. Mensonge, dit Fadel ; huit d’entre eux étaient en treillis militaires. Les dix victimes sont transportées jusqu’à la place de la municipalité où elles sont exhibées comme des trophées. Il est 14h. Des vidéos de ces scènes sont postées sur la Toile. L’imam de l’une des mosquées de la ville, le cheikh Moustafa Hujeiri, alias Abou Taqyié, aurait encouragé ses fidèles à commettre l’irréparable.

En plus des deux soldats tués, plusieurs assaillants ont perdu la vie vendredi dernier. Les responsables politiques salueront l’action de l’armée qui s’est fortement déployée dans et autour de la ville pour sécuriser la zone et mettre la main sur les dizaines d’agresseurs qui ont participé à l’embuscade. L’ensemble du monde politique, dont le Courant du Futur qui demande des éclaircissements, affiche son soutien à l’armée. Plusieurs manifestations spontanées ont eu lieu cette semaine pour saluer la troupe. Mais du côté d’Ersal, c’est la colère qui prédomine. Le maire de la ville, Ali Hujeiri, dénoncera le fait de ne pas avoir été prévenu de l’opération, ajoutant que Hmayed, qui a perdu la vie ce jour-là, n’était pas un terroriste. Malgré les appels rassurants des ulémas de la ville, les habitants, interrogés après l’épisode funeste, expliquent à demi-mot qu’il s’agit d’un piège fomenté par le Hezbollah, destiné à porter l’opprobre sur les sympathisants libanais des insurgés contre le régime syrien et la communauté sunnite dans son ensemble.

Base arrière de l’insurrection

 

Depuis le début de l’insurrection en Syrie, Ersal est un point focal. D’abord en raison de son emplacement géographique. A dix kilomètres à l’Est, la frontière qui sépare le Liban de la Syrie ; une barrière montagneuse qui donne, de l’autre côté, sur la route principale reliant Damas à Homs. Les deux grandes villes syriennes sont équidistantes à Ersal de 70 Km seulement. A 22 Km au Sud, Baalbeck et à 20 Km au Nord, le Hermel. La ville exclusivement sunnite est noyée dans une mer chiite. C’est, en tout cas, ainsi qu’elle se vit. Depuis le début du conflit en Syrie, Ersal s’est littéralement mise au service de l’insurrection syrienne. Aujourd’hui, outre les 40000 habitants que compte la localité, s’ajoutent plus de 20000 réfugiés syriens disséminés sur l’ensemble de la commune. La municipalité a été la première à recevoir l’aide d’ONG et d’organisations charitables religieuses pour leur accueil.

Mais cette situation provoque, depuis plusieurs mois, des tensions qui finissent souvent par franchir la ligne rouge. Le 1er novembre dernier, des affrontements entre des habitants de la ville et des policiers ont fait dix blessés du côté des forces de l’ordre. Motif, des habitants qui transportaient un rebelle syrien blessé ont été stoppés à un poste de police, tout près de la frontière. Mais le blessé a fini par succomber à ses blessures pendant le contrôle de police. Ersal et ses réfugiés face aux postes-frontières de l’armée syrienne régulière. Les abords de la ville sont, depuis plus d’un an, la cible d’un pilonnage qui a fait jusqu’à présent cinq victimes. Avec le flux de déplacés, cette base avancée de l’accueil des réfugiés du gouvernorat de Homs est progressivement devenue une base arrière de la lutte armée. Le nombre des combattants qui œuvrent en Syrie s’est fortement accru dans la ville ces dernières semaines, au point que celle-ci est devenue un centre de coordination de l’insurrection armée, plus protéiforme que jamais.

Qui est Khaled Hmayed ?

 

Aujourd’hui, les rapports des services de sécurité estiment que Ersal compte 1500 combattants libanais et syriens qui agissent en ce moment sur le sol syrien. Et Khaled Hmayed est l’un d’eux. Mais qui est-il exactement ? « Un criminel dangereux recherché par les autorités de plusieurs pays », résume Edmond Fadel. Son pedigree est effectivement impressionnant. Hmayed faisait partie des ravisseurs qui avaient enlevé sept touristes estoniens en mars 2011. Son nom est également apparu dans l’enquête sur Abdel-Ghani Jawhar, en son temps le terroriste le plus recherché du pays, pour avoir attaqué à deux reprises, avec le Fath el-Islam, les bus et des casernes de l’armée en 2008 à Tripoli, qui avaient coûté la vie à près d’une quinzaine de soldats et une dizaine de civils. Khaled Hmayed était fortement soupçonné d’avoir accueilli ce triste personnage à Ersal pendant une quinzaine de jours avant d’assurer son transfert en Syrie. Dans sa liste de méfaits s’ajoute l’attaque du poste de police en novembre dernier.

Il voyage très régulièrement entre le Liban et la Syrie et chaque fois qu’il revient dans son pays natal, il n’utilise pas de téléphone portable. Le CV de Hmayed ne s’arrête pas là. Il est accusé d’entretenir des relations avec les Brigades Ziad Jarrah, affiliées aux Brigades Abdallah Azzam et les groupuscules islamistes dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué au Liban, tous proches de la mouvance d’Al-Qaïda et le Front al-Nosra en Syrie, récemment placé sur la liste américaine des organisations terroristes. Soit quatre organisations ou nouvelles places fortes de l’insurrection syrienne. Le réseau de Hmayed est une nébuleuse islamiste armée et hétéroclite qui prend de plus en plus de poids face à l’Armée Syrienne Libre qui a pris les armes de l’autre côté de la frontière.

Khaled Hmayed, lui-même, faisait partie du Front al-Nosra, avec lequel il a combattu ces dernières semaines, alors que son frère serait, lui, un responsable des Brigades Azzam. Tous ces groupuscules terroristes ont trouvé au Liban, principalement dans les camps palestiniens, mais également dans des régions sunnites périphériques situées aux frontières Nord, un terrain de liberté pour coordonner et recruter. Les extrémistes qui pullulent à Aïn el-Héloué et les jeunes échevelés n’en peuvent plus du joug syro-hezbollahi ; ils ont ainsi tout intérêt à faire du Liban leur base arrière. Le village d’Ersal, par sa structure communautaire et sa situation géographique, en est aujourd’hui une preuve évidente.

Les Brigades Abdallah Azzam

 

En mai 2012, le Département d’Etat américain a inscrit, sur sa liste des organisations terroristes, les Brigades Abdallah Azzam, du nom d’un dignitaire religieux jordanien originaire de Palestine qui faisait partie des premiers volontaires arabes à rejoindre le Djihad en Afghanistan contre les forces soviétiques dans les années 1980.

L’organisation, créée en 2009 par le saoudien Saleh el-Qaraawi, qui a combattu pour Abou Mossab el-Zarqaoui, représente Al-Qaïda en Irak. Mais son activité s’étend sur l’ensemble du Moyen-Orient grâce à la formation de réseaux à travers la région. Sa branche libanaise, les Brigades Ziad Jarrah, réserve aujourd’hui ses forces dans la bataille contre le régime syrien.

Des soldats salués en martyrs

 

Dimanche, le cortège funèbre de Pierre Bechaalany s’est arrêté à Ballouné, sur les hauteurs du Kesrouan, où habitait le commandant, qui laisse derrière lui sa femme, avec laquelle il était marié depuis plus de six ans, et un bébé de deux mois. C’est un village en colère et en larmes qui salue pour une dernière fois l’un des siens. « Nous l’avons accueilli jeune marié, nous le recevons aussi en martyr », déclare dignement le maire de la ville, Pierre Mzawak.

Le cercueil, drapé du drapeau libanais, s’est arrêté à Mrayjet, dans son village natal, près de Zahlé, où Mgr Mansour Hobeika, évêque maronite de sa région, a célébré les obsèques en l’église Saint-Georges, en présence de l’ancien chef d’état-major de l’armée, le général Chawki Masri, représentant le président Michel Sleimane, du général Adnan Yassine, représentant le ministre Fayez Ghosn et le commandant en chef de l’armée Jean Kahwagi, ainsi qu’un grand nombre de responsables locaux.

Dans son oraison funèbre, Mgr Hobeika a demandé à l’Etat de sanctionner les coupables, un engagement que le général Yassine a pris dans l’allocution qu’il a prononcée au nom du ministre Ghosn et du général Kahwagi. Une requête que le père du commandant Bechaalany a aussi formulée.

Des islamistes libanais à Homs

 

Les combattants du Front al-Nosra sont en grande difficulté sur certains axes de la ville de Homs, où plusieurs ont péri ou ont été blessés, suivant des rapports sécuritaires libanais. Deux d’entre eux, dans un état grave, ont été transportés via Wadi Khaled dans un hôpital de Tripoli pour recevoir les soins nécessaires. Des dizaines de partisans libanais du Front al-Nosra seraient, par ailleurs, partis de Tripoli pour rejoindre les quartiers chauds de Homs, début janvier. Leur mission ? Prendre le contrôle sur le terrain dans certains quartiers, non seulement pour combattre les forces de l’armée régulière, mais aussi pour se confronter à l’ASL. Certaines informations affirment que le commandement du Front al-Nosra sera installé dans le camp d’Aïn el-Héloué où quelques groupes islamistes ont unifié leurs forces sous le label du Front. Il s’agit des Phalanges de Abdallah Azzam, de Fath el-Islam, de Jund el-Cham, ainsi que de plusieurs dissidents d’Osbat el-Ansar et du Mouvement Islamique Jihadiste. Al-Nosra, branche libanaise, a entamé ses activités locales en prenant le contrôle du camp d’Aïn el-Héloué à 50%, et en formant un commandement composé de palestiniens, de syriens, de saoudiens et de libanais.

Les sept heures de Joe Biden à Beyrouth : l’aide à l’armée tributaire des résultats des élections – L’Hebdo Magazine numéro 2690 du 29 mai 2009

Revue de presse de 1945 à nos jours

Joe Biden, vice-président des Etats-Unis, est la première personnalité américaine du plus haut rang à débarquer à Beyrouth depuis vingt-six ans. Sa visite a pour but de manifester le soutien de son pays à la souveraineté du Liban, qui « n’est pas négociable et ne le sera pas », a-t-il souligné.

 

En sept heures, Joe Biden a rencontré le président de la République, le président du Parlement et le chef du gouvernement. Il a aussi assisté à une cérémonie militaire à l’aéroport de Beyrouth et a tenu à lancer plus d’un message sans prêter le flanc aux questions.

Sa visite à Beyrouth n’a été suivie d’aucune autre au Moyen-Orient. Elle est perçue comme une étape précédant la tournée que prévoit d’effectuer le président Barack Obama dans la région. Son premier message est donc à volet régional. Il confirme l’attachement de Washington à un règlement de paix, fondé sur les deux Etats palestinien et israélien. Il annonce que Washington est déterminé à envoyer au Proche-Orient son émissaire spécial, George Mitchell, précisant qu’Israël est déjà au courant de cette décision. Selon lui, M. Obama est convaincu que « les circonstances sont favorables à la reprise du processus de paix ». En outre, M. Biden a demandé aux libanais « de ne pas soutenir ceux qui entravent les efforts de paix. Le Liban, dit-il, peut être un modèle de paix et de réforme au Moyen-Orient ».

Au cours d’une brève conférence de presse, à l’issue de sa rencontre avec M. Biden, le président Michel Sleiman a déclaré que le vice-président américain lui avait transmis un message d’appui du président Obama à la souveraineté du Liban, à ses institutions constitutionnelles, au tribunal international, et « l’engagement de son pays à fournir à l’armée l’équipement nécessaire au maintien de la sécurité et à la lutte contre le terrorisme ». Il a informé, quant à lui, son hôte des violations israéliennes de la souveraineté libanaise et du démantèlement de réseaux d’espionnage au profit d’Israël. Il lui a fait part des inquiétudes du Liban face aux manœuvres israéliennes et insisté sur l’importance d’un règlement régional sur la base de l’accord de Madrid et de l’initiative de paix arabe. Le chef de l’Etat a rappelé à son hôte que toute solution prévoyant une implantation des palestiniens au Liban est exclue et rejetée par tous les libanais.

Après sa visite à Baabda, où il s’est entretenu avec le président en deux temps, un tête-à-tête suivi d’une réunion élargie, Joe Biden a affirmé l’appui du président Barack Obama « à un Liban souverain, libre et fort » dans ses institutions. Il a réaffirmé qu’aucune négociation régionale ne se fera aux dépens du Liban. Un message particulièrement rassurant pour les libanais qui craignent de se voir sacrifier au profit d’un consensus régional, surtout depuis l’ouverture de Washington sur la Syrie et l’Iran.

Devant M. Biden, le président Sleiman a défendu le rôle de la Résistance, a évoqué l’affaire palestinienne et les relations libano-syriennes. Sur ce dernier point, M. Sleiman a coordonné, à la veille de l’arrivée de M. Biden, avec son homologue syrien, Bachar el-Assad, la position du Liban sur les différents sujets de son entretien avec M. Biden.

Le troisième message, le plus important, concerne le lien entre les résultats du vote du 7 juin et la nature de l’aide américaine. Il a indiqué que le peuple libanais doit choisir ses dirigeants librement et sans aucune influence. « L’élection de dirigeants déterminés à faire respecter la loi et à réformer l’économie débouchera sur une croissance et une prospérité durables », a-t-il assuré. Affirmant qu’il n’est pas venu au Liban pour soutenir un parti contre un autre, il a lié, toutefois, l’aide américaine future à la nature du prochain gouvernement : « Nous évaluerons la forme de notre programme d’assistance en fonction de la composition du nouveau gouvernement et de la politique qu’il prône », souligne-t-il.

M. Biden a, ensuite, applaudi à la préparation du scrutin législatif et a appelé à une participation massive à cette consultation, qu’il a souhaitée « démocratique, libre et intègre ». Il y a vu l’un des éléments de stabilité du Liban et l’un des fondements de ses relations internationales. Il a déclaré qu’il n’imaginait pas que la région puisse connaître une quelconque stabilité sans un Liban lui-même stable. Il a exhorté les libanais à se rendre aux urnes en masse, pour provoquer le changement, à l’image de ce qui s’est passé aux Etats-Unis avec l’élection du président Obama.

Avec les pôles du 14 Mars

 

Le responsable américain s’est aussi rendu à la résidence de Nayla Mouawad, à Hazmieh, pour y rencontrer les principaux pôles du 14 Mars. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue de la réunion. Des sources proches des participants à la rencontre ont affirmé qu’elle a été « excellente » et que le vice-président américain a apporté son soutien à toutes les constantes du 14 Mars, réitérant son assurance qu’il n’y aura « pas de négociations sur l’avenir du Liban », et que ce pays « est très important pour les Etats-Unis ». De leur côté, les pôles du 14 Mars ont exprimé leur « inquiétude » des visées d’Israël dans la région et, surtout, réaffirmé que le dossier des armes du Hezbollah doit être exclusivement réglé à travers un dialogue interlibanais.

M. Biden a clôturé sa visite à l’Aéroport international Rafic Hariri, où étaient exposés des équipements militaires, dont des chars M-60, des blindés et des hélicoptères, présentés comme faisant partie de l’aide militaire américaine apportée au Liban depuis 2005. De là, M. Biden a lancé un autre message concernant l’armée libanaise : « Il faut, dit-il, qu’il n’y ait qu’une seule armée, une force capable de contrôler votre pays », promettant de livrer au Liban des hélicoptères et des drones.

Une courte visite différemment appréhendée par les uns et les autres. Applaudie come une bouffée de soutien dont le Liban a toujours besoin, elle est qualifiée par d’autres d’ingérence dans les affaires internes du Liban.

Aide militaire

 

Depuis la guerre qui a opposé le Hezbollah à Israël, en 2006, les Etats-Unis ont augmenté leur aide militaire au Liban, afin de renforcer son armée. Cette aide a dépassé 500 millions de dollars. Les livraisons envisagées portent sur des pièces d’artillerie de 155 mm, des chars M-60, des drones, des armes légères, des munitions et des véhicules.

Le Hezbollah dénonce

 

Pour le Hezbollah, la visite de M. Biden, qui intervient après celle, en avril, de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, constitue une ingérence dans les affaires libanaises. « Le grand intérêt porté par les américains au Liban suscite de forts soupçons quant aux véritables motifs de cet intérêt, en particulier parce qu’il s’agit, désormais, d’une intervention évidente et précise dans les affaires libanaises », selon un communiqué du Hezbollah.

Hélicoptères interdits au Sud – L’Hebdo Magazine numéro 2690 du 29 mai 2009

Revue de presse de 1945 à nos jours

L’incident qui a coûté la vie au lieutenant Samer Hanna, pilote d’hélicoptère, tué par erreur d’un tir du Hezbollah, selon un communiqué du parti, et la polémique qu’il a entraînée, ont poussé le commandement de l’armée, pour éviter une réédition de l’événement, à interdire le survol du Sud par ses hélicoptères. Un député de la majorité rapporte que l’ancien président américain, Jimmy Carter, a dû utiliser un hélicoptère de la FINUL pour aller de Nakoura à la résidence de Nabih Berri. Pour la majorité, il est inacceptable de tracer des lignes rouges à l’institution militaire comme est surprenante la question d’un leader politique sur les raisons qui ont fait survoler cette région sans l’accord de la Résistance. Celle-ci, par ailleurs, interdit le survol du Sud par les avions sans pilote offerts au Liban dans le cadre des aides américaines.

Trente-cinq réseaux pro-israéliens démantelés, des dizaines de suspects sous surveillance – L’Hebdo Magazine numéro 2689 du 22 mai 2009

Revue de presse de 1945 à nos jours

Le démantèlement des cellules d’espions, pour le compte d’Israël, provoque presque quotidiennement une onde de choc. Plus de trente-cinq réseaux ont été démantelés à ce jour, dont beaucoup n’ont pas été révélés pour des raisons sécuritaires. Des dizaines de suspects sont sous surveillance.

 

Presque tous les jours, de nouvelles arrestations sont signalées. Samedi 16 mai, l’armée libanaise a arrêté Ziad Homsi, ancien président du Conseil municipal de Saadnayel dans la Békaa, actuellement adjoint au maire et cadre du Courant du Futur. A la suite de l’arrestation, al-Moustaqbal a publié un communiqué précisant que Ziad Homsi « ne fait pas partie de la hiérarchie » du mouvement ni de sa machine électorale.

Deux jours plus tard, les services de renseignements militaires encerclent la Bibliothèque publique à Saadnayel, mise en place par Ziad Homsi. Ils y découvrent des équipements sophistiqués de communication et plusieurs CD. Selon des informations sûres, Homsi était chargé de rechercher trois soldats israéliens tués en 1982 dans la bataille de chars de Sultan Yaacoub. Il a avoué avoir initié des contacts avec des israéliens après la guerre de juillet 2006, sans connaître, de prime abord, leurs véritables identités et leurs intentions. Ses « contacts » lui auraient demandé, par la suite, d’aller en Thaïlande discuter d’affaires commerciales, et c’est ainsi qu’ils ont révélé leurs identités. Homsi a accepté de travailler pour eux en échange de sommes d’argent importantes qu’il a utilisées pour relancer son journal al-Irada (La Volonté). Il a ainsi collecté des données sur la disparition des soldats israéliens, sous prétexte qu’il préparait un livre sur la bataille de Sultan Yaacoub. Il aurait aussi été chargé de localiser le chef de la Résistance, Sayyed Hassan Nasrallah.

Un autre suspect est arrêté : Nasser Nader, originaire de Ghandouriyé (Nabatiyeh) et sa femme, Nawal Maalouf. Nasser a admis avoir communiqué avec les israéliens depuis 2002. L’agent a reconnu avoir eu pour mission d’ « observer » des cadres de la Résistance. Il dit avoir marqué un ensemble de cibles dans la banlieue Sud de Beyrouth, et transmis les adresses de membres du Hezbollah.

Le même jour, deux libanais soupçonnés d’espionnage au profit de l’Etat hébreu ont fui vers Israël avec leurs familles. Elie Hayek, professeur de mathématiques, poliomyélite, originaire de Qleïaa, est parvenu à s’infiltrer, à travers les barbelés à Yaroun, au Liban-Sud. Sa femme et ses trois fils sont également introuvables. Hanna Azzi, originaire de la localité de Rmeich, s’est enfui également avec sa femme et ses trois enfants. Les voitures des deux fugitifs ont été retrouvées près de la frontière.

Ce coup de filet a eu lieu grâce à la coordination entre le bureau des renseignements des FSI, la direction des renseignements de l’armée libanaise et le service de sécurité de la Résistance.

Déjà, en juin 2006, l’armée libanaise avait affirmé avoir découvert un réseau lié à Israël, qu’elle avait accusé de l’assassinat d’un dirigeant du Jihad Islamique au Liban, Mahmoud Majzoub, et de son frère Nidal, dans un attentat à la voiture piégée à Saïda.

Un an et demi plus tôt, des opérations de surveillance avaient été mises en place. Des personnes avaient été arrêtées et relâchées dans le cadre de cette opération. En novembre dernier, deux suspects sont arrêtés après une série d’enquêtes dans la région de la Békaa. Selon certaines informations, le chef du réseau, Ali el-Jarrah, a avoué aux enquêteurs qu’il avait reçu l’ordre de surveiller le quartier de Kfarsoussa à Damas, là où le chef militaire du Hezbollah, Imad Moughnié, a été assassiné en février 2008.

L’affaire en reste là. Les services font le silence autour de cette arrestation, en attendant de pouvoir mettre la main sur d’autres cellules. Après quelques mois de sommeil, ces cellules ont repris leurs activités dès le début de l’année. De longues semaines de surveillance s’ensuivent. Des informations filtrent à petites doses.

Début avril, un nouvel élément survient. Un réseau d’espionnage est démantelé et accusé de collaboration avec Israël. Il est dirigé par l’ancien général à la retraite, Adib Alam, fonctionnaire à la Sûreté Générale. Il aurait touché des dizaines de milliers de dollars pour fournir des renseignements précis sur des sites militaires et civils syriens et libanais, dont certains avaient été bombardés durant la guerre de 2006. Les services de sécurité ont retrouvé chez lui des appareils d’espionnage, dont un équipement GPS très perfectionné. Quelques jours plus tard, le neveu d’Adib Alam, Joseph, est arrêté dans la localité frontalière de Nakoura. La police a saisi à son domicile de Rmeich son ordinateur.

L’arrestation d’Adib Alam et le démantèlement de son réseau ont eu lieu après une surveillance de plusieurs mois. Quelques jours plus tard, deux autres réseaux indépendants sont découverts. Le premier concerne un certain Robert Edmond K…, qui habite près de Marjeyoun et travaille dans le secteur de location de matériels de construction, et le palestinien Mohammad Ibrahim Awad, habitant de Saïda et travaillant dans une société de construction à Zahrani.

Le second réseau est celui de Ali Hussein Mantach de Nabatiyeh, propriétaire d’une boulangerie à Zebdine. Dans les résidences des inculpés, on a retrouvé des ordinateurs et des téléphones mobiles internationaux israéliens.

Un troisième réseau est formé des deux frères Jaafar et Hassan Y. dans le village de Sultaniyé. Quelques jours plus tard, deux frères, H. et M. Chéhab, et l’épouse de ce dernier sont arrêtés à Ghaziyé. L’un d’entre eux a avoué avoir collaboré avec Israël bien avant l’an 2000. Il a déclaré avoir effectué plusieurs voyages en Palestine pour y rencontrer des officiers israéliens. Il avait pour mission de recenser les maisons des responsables de la Résistance au Sud.

Une autre cellule de quatre hommes à Bint Jbeil et ses environs est découverte. L’un des inculpés opérait pour le compte du bureau 504, sous le commandement de Jamal Daou. Il travaillait, depuis 2000, à Bint Jbeil, dans la réparation des appareils électriques.

Au total, dix-huit personnes, dont douze sont actuellement détenues, ont été inculpées pour espionnage depuis avril.

Erreurs israéliennes

 

Un responsable des services de sécurité libanais révèle que de graves erreurs commises par les israéliens après l’arrestation d’Adib Alam ont permis de repérer les autres cellules d’espions. Selon lui, les Forces de Sécurité Intérieure, qui s’attendaient à une action israélienne à la suite de l’arrestation de Alam, n’ont pas été déçues. Après plusieurs arrestations, les services de sécurité ont trouvé des informations et des données qui leur ont fourni l’accès à plus de 200 objectifs israéliens probables sur le sol libanais.

De source informée du dossier, on a assuré à l’agence al-Markaziya que « les enquêtes préliminaires ont montré que ces réseaux étaient chargés de photographier les maisons de certaines personnalités, notamment des hommes politiques et des responsables sécuritaires. Des photos de sites dans les régions chrétiennes ont été découvertes chez certains suspects ».

Armes défensives – L’Hebdo Magazine numéro 2687 du 8 mai 2009

Revue de presse de 1945 à nos jours

Des diplomates américains, fort intéressés par le programme d’aides militaires à l’armée libanaise, ont remarqué que cette assistance reste limitée aux armes défensives et aux sessions d’entraînement des officiers supérieurs. Ces sources considèrent que Washington lie ces aides, supposées se poursuivre après les élections, quels que soient leurs résultats, au programme politique du futur Cabinet, à son engagement envers les résolutions internationales et notamment la 1701, et au respect des mécanismes établis pour empêcher les armes américaines acheminées à l’armée de tomber entre les mains du Hezbollah. L’Administration américaine, qui apprécie le ministre de la Défense libanais, Elias Murr, verrait d’un bon œil la reconduction de son mandat au sein de la nouvelle équipe qui sera formée après le 7 juin.

La chasse à l’homme se poursuit – L’Hebdo Magazine numéro 2687 du 8 mai 2009

Général Jean Kahwagi, commandant en chef de l'armée libanaise de 2008 à nos jours, Revue de presse de 1945 à nos jours

Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwagi, aurait confirmé que l’opération militaro-sécuritaire entamée par l’armée dans la Békaa après l’attentat de Rayack, qui a coûté la vie à quatre membres de la troupe, se poursuivra jusqu’à l’accomplissement de tous ses objectifs et l’arrestation des cinq assassins qui ont pris la fuite. Toutefois, certaines modifications ont été apportées au mécanisme d’exécution de cette opération. Discrétion, intensification des efforts de renseignements, concentration des recherches dans le Jurd, loin des régions habitées… C’est sous ces titres que l’opération évolue aujourd’hui.

Exercices d’entraînement à Chypre de l’armée de l’air et de la marine libanaises

Photos, Revue de presse de 1945 à nos jours

Exercices d’entraînement à Chypre de l’armée de l’air et de la marine libanaises

Les armées de l’air et navale ont participé aux manœuvres.

Dans le cadre de manœuvres conjointes d’entraînement entre l’armée libanaise et des forces armées étrangères, les forces de l’air et navales libanaises ont participé aux opérations Argonaut 2012, à Chypre, dans les régions de Larnaca et de Nicosie. Les manœuvres se sont déroulées sur deux étapes, à bord d’hélicoptères et de vaisseaux de guerre, en collaboration avec les forces armées chypriotes, britanniques, françaises, allemandes et grecques.
Dans une première étape, les forces libanaises ont participé à un exercice de recherche et de sauvetage, par air et par mer, d’un navire qui a sombré, avec à son bord 150 passagers. Elles ont également participé à une opération de sauvetage d’un avion, qui s’est abîmé en mer à 12 miles de la côte, avec des civils à bord. Elles ont de plus mené des opérations d’évacuation de ressortissants étrangers par mer, qui incluent les premiers soins et l’assistance d’urgence, dans l’objectif de rapatrier ces ressortissants dans leurs pays respectifs. Ces manœuvres ont pour but de renforcer la coopération entre l’armée libanaise et les armées et forces navales présentes en Méditerranée, en cas de catastrophes ou d’opérations militaires.

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La seconde étape a consisté dans un exercice de lutte contre la piraterie maritime. Ce dernier a consisté dans le sauvetage de passagers de bateaux ou de voitures de transport public, pris en otages par des groupes terroristes. Une manœuvre d’évacuation et de sauvetage d’habitants d’un immeuble effondré a également été menée, de même qu’un exercice de nettoyage de zones maritimes polluées par des produits toxiques, suite à des fuites d’huiles ou de carburants de navires.
Les manœuvres se sont déroulées en présence du ministre chypriote de la Défense, Marios Eliadis, du commandant de la garde nationale chypriote, le général Stylianos Nasis, et d’officiers supérieurs de l’armée libanaise.

Berry annonce le déploiement imminent de l’armée dans la Békaa et la région de Baalbeck-Hermel

Revue de presse de 1945 à nos jours

Berry annonce le déploiement imminent de l’armée dans la Békaa et la région de Baalbeck-Hermel

« L’insécurité a chassé de vos régions tous les investisseurs », reproche aux tribus de la région le président de la Chambre.

En prévision d’un vaste déploiement de l’armée dans la Békaa et la région de Baalbeck-Hermel, le président de la Chambre, Nabih Berry, a reçu hier à Aïn el-Tineh plusieurs dizaines de représentants des tribus, familles, forces actives, édiles et moukhtars de la région, auxquels il a annoncé la grande nouvelle.
La Békaa, Baalbeck et le Hermel doivent cesser d’être des paradis pour hors-la-loi, des repaires de rançonneurs, de trafiquants de haschisch et de voleurs de voitures, a affirmé en substance le président de la Chambre. Il ne s’agira pas d’une opération coup de poing, l’armée sera là pour rester. Au besoin nous dégarnirons le Sud pour permettre au déploiement d’atteindre son objectif : le rétablissement de la confiance de la population et la relance économique, a-t-il encore dit.

Et M. Berry de souligner que les investisseurs étrangers et libanais avaient commencé à tourner le dos à la région, en raison de l’insécurité et de l’instabilité qui en marquaient la vie sociale et économique.
« Pourquoi n’entendons-nous plus parler, quand il s’agit de la Békaa, que de vendetta, de rapt, de contrebande et de commerce interdit ? a commencé M. Berry. Pardonnez-moi ma franchise, mais il est temps de parler à cœur ouvert. Certes, la question se pose : sommes-nous responsables de ce qui est arrivé ? Et en toute franchise, la réponse doit être : oui et non. Oui, car nous sommes responsables. Non car la Békaa, depuis l’indépendance, a longtemps vécu en marge de l’État. Pourtant la Békaa était l’un des grands réservoirs humains de l’armée et des forces de l’ordre, et le plus fort exemple est le village de Brital, devenu emblématique comme repaire de voleurs de voitures, alors qu’il s’agit d’un grand réservoir humain pour l’armée. »
« Je sais de source sûre que près de 32 000 mandats d’arrêt attendent d’être exécutés à l’encontre d’habitants de la Békaa, a enchaîné M. Berry. Allons-nous laisser ce sombre aspect des choses l’emporter sur un jour éclatant de blancheur?
Voulons-nous chasser de nos régions tous les investisseurs d’une région jadis considérée comme le grenier de Rome ? Vous le savez peut-être : même des investisseurs originaires de la Békaa évitent désormais d’y entreprendre quoi que ce soit. C’est la triste réalité, et elle est inadmissible. Nous en avons débattu avec toutes les instances concernées, avec les frères du Hezbollah, le chef de l’État, le Premier ministre, les forces armées : la Békaa ne peut plus être une zone franche pour les hors-la-loi. Le déploiement de l’armée y est impératif, non pas pour une opération coup de poing, mais de façon permanente, même s’il faut pour cela dégarnir tant soit peu le front sud. Du reste, je suis convaincu que l’unité interne est un facteur indispensable de toute résistance à l’occupant. »

Promesses
L’annonce d’un déploiement imminent de l’armée dans les régions incontrôlées de la Békaa et du Hermel entre en fait dans le cadre d’un plan global visant aussi à insérer ces régions dans un plan global de développement. Un plan que le gouvernement avait promis de mettre en œuvre il y a deux mois, en pleine campagne d’éradication des champs de haschisch, que la population avait décidé de combattre par les armes.
Dans son discours aux tribus, M. Berry a annoncé une série de projets concrets déjà adoptés par le gouvernement. Les cultivateurs de pavot et de cannabis s’étaient vu promettre, notamment, le développement des canaux d’irrigation et de bassins de retenue d’eau et de puits artésiens, que ce soit au voisinage du lac de Karaoun, de l’Oronte ou du lac de Yammouné. M. Berry a affirmé hier que ces projets allaient se concrétiser.
« Comme nous avons construit le Sérail de Hermel, nous construirons celui de Baalbeck », a dit M. Berry, qui a précisé que 3 millions de dollars allaient être affectés à ce sérail, qui sera la fierté de Baalbeck, au même titre que la cité sportive construite dans le chef-lieu de la Békaa.

Kidnappé et libéré le même jour

Revue de presse de 1945 à nos jours

Kidnappé et libéré le même jour

L’armée a réussi hier à libérer Youssef Kassem Succarieh, qui a été kidnappé en début d’après-midi, hier à Baalbeck.
Selon l’Agence nationale d’information, il ne s’agit pas d’un rapt contre rançon, mais d’un enlèvement lié à une affaire personnelle. Succarieh a été enlevé à 13h sur la route Baalbeck-Fakha par quatre individus à bord d’une Jeep Cherokee blanche qui l’ont intercepté avant de le conduire vers une destination inconnue.

Les quatre ravisseurs ont pu être identifiés par l’armée, qui a effectué une série de perquisitions à Baalbeck avant de pouvoir libérer Youssef Succarieh, qui était séquestré dans le secteur de Charawneh.
Les ravisseurs sont activement recherchés par les forces militaires qui ont recueilli la déposition de Succarieh à Ablah. L’un d’eux a été identifié comme étant A. Yassine. Les trois autres appartiennent au clan des Jaafar.
Un conflit entre les trois et le frère de Youssef Succarieh aurait motivé le rapt, selon l’Agence nationale d’information.