Biographie du général Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise à partir du 08-03-2017

Général Joseph Aoun, commandant en chef de l'armée libanaise du 08-03-2017 à ...

Le général Joseph Aoun est né le 10 janvier 1964. Il est originaire du village de Aychiyé au Sud-Liban. Il a été intégré aux forces spéciales de l’armée en 1985. Il y servira jusqu’en 1991. Il est titulaire d’un diplôme de sciences politiques, avec spécialisation en affaires internationales, et d’un diplôme en sciences militaires. Il a été enrôlé dans l’armée en tant qu’élève-officier à partir du 19 mai 1983.

Le général Joseph Aoun a gravi les échelons de l’armée un à un. Il a été promu sous-lieutenant le 6 mai 1985, lieutenant le 1er juillet 1988, capitaine le 1er janvier 1993, commandant le 1er janvier 1998, lieutenant-colonel le 1er janvier 2003, colonel le 1er juillet 2007, général de brigade le 1er juillet 2013 et, enfin, commandant en chef de l’armée le 8 mars 2017.

Le général Joseph Aoun a servi dans plusieurs divisions de la septième brigade au Metn et à Tyr, ainsi que dans la troisième brigade à Jbeil et Tyr, puis dans la première à Zahrani, dans la onzième au Hermel et, enfin, dans la neuvième à Beyrouth. Il a servi dans la sixième brigade à Baalbeck avant d’être muté à la direction d’enseignement et promu général de brigade.

Le général Joseph Aoun s’est illustré lors des combats de Tripoli, alors qu’il dirigeait les patrouilles en tant que chef d’état-major de la dixième brigade. Lors des combats avec les groupes terroristes, il était chargé de protéger les fronts du danger djihadiste, et il a mené les combats sur le front de Chebaa en tant que commandant de la neuvième brigade à Marjeyoun. En août 2016, l’armée lui a confié la tâche de commander la neuvième brigade à Arsal, où il a dirigé différentes unités militaires. Il a réussi, en peu de temps, à sécuriser le front en maîtrisant les frontières, reliant les centres militaires entre eux et modernisant le travail des unités de l’armée. Pour ce faire, il a fermé les passages par lesquels s’infiltraient les djihadistes et a arrêté plusieurs de leurs leaders.

Le nouveau commandant en chef de l’armée a effectué plusieurs formations à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Syrie. Il a été blessé deux fois le même jour de la bataille de Douar que l’armée libanaise avait menée contre l’armée syrienne en 1986. Ses compagnons d’armes le considèrent comme l’un des officiers les plus farouches au combat et les plus compétents, surtout qu’il a participé à la bataille d’Adma en 1990 où il avait été touché par des éclats d’obus, ainsi qu’à la bataille de Beit-Méry le 13 octobre 1990.

Le général Joseph Aoun maîtrise, outre sa langue natale l’arabe, trois langues qui sont le français, l’anglais et l’espagnol. Il est marié à Nehmat Nehmé et a deux enfants, Khalil et Nour.

Le 29 août 1991, l’opération « Hortensia » exfiltrait le général du Liban (L’Orient-Le Jour du vendredi 6 mai 2005)

Général Michel Aoun, commandant en chef de l'armée libanaise de 1984 à 1990

L’arrivée du général Michel Aoun, samedi, marque la fin de quinze ans d’exil qui ont commencé le 29 août 1991. Le départ de l’ancien chef du gouvernement de transition pour la France avait été permis grâce à une opération mise au point dès 1989 et sur laquelle l’AFP revient aujourd’hui dans ce reportage:

« L’opération qui a permis l’évacuation du général Michel Aoun de Beyrouth le 29 août 1991 à l’aube était baptisée « Hortensia » et l’ex-Premier ministre ignorait jusqu’au dernier moment, comment il allait quitter le Liban », rappelle l’AFP.

Dès le départ, trois possibilités ont été envisagées: le départ par l’Aéroport International de Beyrouth, par un hélicoptère qui aurait atterri à l’ambassade de France, ou par voie de mer, à partir du bassin du Golden Beach, à Dbayé. C’est la troisième qui allait être retenue.

Le convoi acheminant le général Aoun a quitté vers 04h45, « par la porte de derrière », le siège de l’ambassade de France, où il était réfugié depuis 321 jours, alors qu’un autre convoi « de leurre » sortait simultanément de la chancellerie en passant devant les journalistes et les photographes postés à l’entrée.

Les français ont emmené avec eux le directeur de la Sûreté générale, Raymond Rouphaël, et ont coupé l’autoroute menant à Dbayé.

Le général Aoun, en tenue civile, se tenait aux côtés de l’ambassadeur de France, Daniel Husson, dans la voiture portant la plaque numéro 1, fanion tricolore au vent.

Le convoi a emprunté, en sens inverse, l’autoroute neutralisée à toutes les intersections par des gardes de sécurité de l’ambassade et des gendarmes français, à bord de voitures banalisées, qui en interdisaient l’accès à tout véhicule.

Arrivé au bassin de Dbayé, le général Aoun et ses compagnons ont revêtu des combinaisons plastifiées et sont montés à bord de canots pneumatiques de types « Zodiac » escortés par une vingtaine de membres des services spéciaux français.

REVIREMENT BRITANNIQUE

Une heure et demie plus tard, ils ont atteint le « Quartier-Maître Anquetil », un petit aviso escorteur français de 1200 tonnes qui mouillait au large. Le bateau, attendu à Chypre au port de Larnaca par un important dispositif de sécurité, devait se diriger vers la base britannique d’Akrotiri, près de Limassol. De là, le général Aoun devait prendre l’avion pour la France, qui lui avait déjà accordé le droit d’asile.

Mais, au dernier moment, les britanniques se sont rétractés pour des raisons restées inconnues, et le « Quartier-Maître Anquetil » a passé la nuit au large de l’île. Ce n’est que vendredi à 06h11, que le général Aoun, qui avait gagné Larnaca sur un canot pneumatique, a pris l’avion, un petit Falcon blanc, qui l’a convoyé en France, clôturant avec succès l’opération « Hortensia ».

Les grandes lignes de cette opération avaient été mises au point dès 1989, parallèlement à un plan destiné aux civils, pour l’évacuation des personnalités lors de la « guerre de Libération » déclenchée par le général Aoun contre les forces syriennes au Liban.

Selon des sources militaires belges, le Liban a acheté à la Belgique 71 blindés d’occasion (L’Orient-Le Jour du jeudi 3 janvier 2008)

Revue de presse de 1945 à nos jours

L’information reste au conditionnel et doit être encore confirmée par le bureau d’orientation de l’armée, qui n’a pas pu hier, interrogé en soirée par L’Orient-Le Jour, donner de plus amples détails: selon des sources militaires belges, le Liban a donc finalisé l’achat de 71 blindés d’occasion – dont 43 chars lourds Leopard – à la Belgique. Cette vente, d’un montant de 3.5 millions d’euros, a été bouclée à l’occasion d’une visite au Liban, dimanche, du chef de la Défense (CHOD) belge, le général August Van Daele, qui a rencontré le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleiman. Ce dernier a indiqué au général Van Daele que pour lui, la vente était finalisée, a indiqué hier un porte-parole militaire à l’agence Belga.

Cette vente concerne au total 43 Leopard (des chars d’assaut pesant une quarantaine de tonnes, armés d’un canon de 105 mm et datant des années 1970), seize blindés chenillés de type AIFV (Armoured Infantry Fighting Vehicles) dotés d’un canon de 25 mm et douze transporteurs de troupe de type M-113, ainsi que des munitions, a précisé le porte-parole. Le montant de ce contrat, qui doit encore être approuvé en Belgique par le ministre de la Défense, Pieter De Crem, s’élève à 3.5 millions d’euros. Les livraisons sont prévues dans le courant de l’année 2008, a ajouté le porte-parole, soulignant que le général Van Daele avait informé le ministre De Crem.

Le général Van Daele effectue actuellement une tournée auprès des militaires belges en opérations à l’étranger, qui l’a mené donc dimanche au Liban, où quelques 370 Casques Bleus belges font partie de la FINUL.

La vente de matériel excédentaire au Liban était envisagée depuis plus d’un an, alors que l’armée libanaise, notoirement sous-équipée, cherche à se moderniser et à se réarmer pour assurer la défense du territoire.